Existe-t-il des sociétés totalement végétariennes ?

Jacques
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Clermont-Ferrand

Le végétarisme est une pratique alimentaire qui exclut la consommation de la chair animale, viande et poisson. Selon les définitions, certaines formes de végétarisme incluent ou excluent la consommation de produits laitiers ou d’œufs.

Ses motivations sont multiples : protection de l'environnement, santé humaine, opposition à l'exploitation et à la souffrance des autres animaux, etc.
Historiquement, le végétarisme n’a cessé d’interroger les humains. Durant l’Antiquité, Pythagore et certains de ses disciples ne mangent ni viande ni poisson et refusent de porter du cuir ou de la laine. C’est en tout cas ce que l’on déduit de nombreux écrits laissés par les pythagoriciens, qui sont parfois contradictoires.


Le régime végétarien est aussi défendu par plusieurs courants religieux ou philosophiques, notamment chinois (avec le taoïsme) ou indiens : l'hindouisme, le jaïnisme et le bouddhisme prônent tous l'ahimsa, c'est-à-dire la non-violence et le respect de la vie. Nous ne disposons pas de données quantitatives pour les périodes anciennes, mais de documents officiels comme des édits impériaux institutionnalisant le végétarisme.


De nos jours aucune société ne pratique le végétarisme de manière coordonnée ou obligatoire à l'échelle d'un État. L’Inde reste le pays qui compte le plus de végétariens avec 38% de la population, suivi d’Israël (13%), de Taïwan (13%) et de l’Italie (10%), mais il reste difficile d’obtenir des chiffres fiables. En France, entre 3 et 5 % de la population serait végétarienne.

Auteur :

Marie-Claude Kergoat, paléogénéticienne, directrice de recherche

 

Propos recueillis par Rémi Pin

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